expression française

faire du ramdam

Faire du ramdam

Que signifie Faire du ramdam ?

Faire du ramdam c’est faire beaucoup de bruit.

Quelle est l’origine de cette expression ?

Le mot « ramdam » date de la fin du 19ème siècle. C’est une déformation du terme ramadan.
Cela fait référence à l’ambiance parfois bruyante que le voisinage immédiat des musulmans devait endurer lors de la fête marquant la fin de la période de jeûne.
Depuis, on a oublié ce qui l’a fait naître mais l’expression est entrée dans le langage courant.

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Faire du plat à quelqu'un

Faire du plat à quelqu’un

Que signifie Faire du plat à quelqu’un ?

Faire du plat à quelqu’un c’est tenter de séduire une femme par la parole.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Elle est née à la fin du 19ème siècle dans la langue argotique.

Les lexicologues la relient souvent à la vieille locution « donner du plat de la langue » qui trouve son origine au 16ème siècle. Elle signifiait alors « adresser de belles paroles ».

Progressivement, « donner du plat de la langue » se serait transformée en « faire du plat de la langue » puis, finalement, « faire du plat ».

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en pincer pour quelqu'un

En pincer pour quelqu’un

Que signifie En pincer pour quelqu’un ?

En pincer pour quelqu’un c’est Etre épris de quelqu’un.

Quelle est l’origine de cette expression ?

Elle fait référence au pincement dans la poitrine (« le pincement au coeur ») produit par l’émotion amoureuse .
Cette notion proviendrait du pincement des cordes des instruments de musique. La musique produite engendre des sensations évoquant ces fameux pincements au coeur.

L’expression est devenue populaire à la fin du 19ème siècle. On la retrouve dans de nombreux dictionnaires de l’époque (Delesalle, Hector France).

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Avoir le coup de foudre

Avoir le coup de foudre

Que signifie Avoir le coup de foudre ?

Avoir le coup de foudre c’est ressentir un amour soudain et ardent pour quelqu’un.

Quelle est l’origine de cette expression ?

Dans son dictionnaire universel, édité en 1690, Antoine FURETIERE définit ainsi le coup de foudre :
« Se dit figurément des afflictions imprévues qui font comme des traits qui nous percent le coeur. »
Furetiere illustre ceci par l’exemple suivant :
« Quand le favory apprit la nouvelle de sa disgrâce, ce fut un coup de massue qui l’étourdit tout à fait, ce fut un coup de foudre qui l’abattit. »
On voit donc que, à la fin du 17ème siècle, ce type de foudroiement était associé à la stupeur causée par un événement inattendu et plutôt désagréable.

Ce n’est qu’à la fin du 18ème siècle que cette expression prend une dimension amoureuse. En effet, le dictionnaire de l’académie française de 1798 donne cette définition (page 606 du Tome 1) : « on appelle figurément coup de foudre la naissance subite d’un amour violent ».

Stendhal – « De l’amour » (1822)

Stendhal a beaucoup contribué à la diffusion de l’expression. En effet, en 1822, dans son traité psychologique « De l’Amour », il écrit « il faudrait changer ce mot ridicule; cependant la chose existe ». Dans cet ouvrage il décrit toutes les phases de « la maladie de l’âme nommée amour ». Et le coup de foudre, première phase de ce processus, en devient un élément clé.
C’est également là qu’il développe sa théorie de la cristallisation.

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avoir le ticket avec quelqu'un

Avoir le ticket avec quelqu’un

Que signifie Avoir le ticket avec quelqu’un ?

Avoir le ticket avec quelqu’un c’est plaire de façon évidente à quelqu’un, recevoir des propositions galantes de sa part.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le ticket, dans le sens « petit billet attestant du droit d’entrée dans un lieu ou d’usage d’un service », est attesté au 18ème siècle. Ce mot nous venait de la langue anglaise qui, elle-même, l’avait emprunté au français « estiquet » (étiquette) au 16ème siècle.

En 1943, un ticket désigne, en argot, une femme qui suscite le désir. C’est ce que mentionne Gaston Esnault dans son dictionnaire historique des argots français.
Et, quant à elle, l’expression « avoir le(ou un) ticket », est apparue au début des années 1950. Elle trouverait son origine dans les tickets de rationnement utilisés pendant la guerre. Ces derniers étaient des bons émis par le gouvernement pour permettre à leurs titulaires d’obtenir de la nourriture ou d’autres denrées rares en temps de guerre. Inutile de préciser qu’ils présentaient un fort attrait. Et lorsque l’on en avait un, on ne pouvait qu’être convoité.
Sur ces bases, le ticket a donc trouvé naturellement une dimension amoureuse. Lorsque l’on a un ticket amoureux avec quelqu’un c’est que l’on a accès à cette personne pour quelques « transports » amoureux.

Cette expression au goût un peu vintage subsiste encore de nos jours avec, parfois, un effet multiplicateur : « Avoir un ticket d’enfer »

Un drôle de zigomar

Un drôle de zigomar

Que signifie Un drôle de zigomar ?

Un drôle de zigomar est un individu bizarre, fantaisiste, au comportement extravagant.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Zigomar fut le nom d’un personnage d’un feuilleton de 164 épisodes de Léon Sazie. C’est le quotidien « Le Matin » qui les publia en 1909 et 1910. Zigomar était un criminel cagoulé de rouge. Il dirigeait une bande de malfrats qui portaient une cagoule où était brodée la lettre Z. Leur signe de reconnaissance consistait à dessiner un Z avec un geste en l’air ou d’un doigt sur une table. Ce personnage fut très populaire à tel point que son effigie figurait à l’époque sur des paquets de pain d’épices et biscuits, des pipes ou des boîtes d’allumettes.
On trouve aussi ce nom dans une pièce de théâtre en 3 actes de Léon Gandillot en 1900.

Dans « le poilu tel qu’il se parle » (1919), Gaston Esnault mentionne que « zigomar » est le surnom donné à un type de sabre au cours de la Grande Guerre. C’était sans doute en référence au héros sanguinaire de Léon Sazie. De plus, il explique que l’on a sans doute construit ce mot à partir de « zig » (« homme, zigoto, individu épateur ») et du suffixe argotique « mar », usuel dès 1800 (Ex : Guich’mar = guichetier, Boss’mar = bossu).

Depuis, on a oublié le feuilleton de Léon Sazie mais on continue à utiliser le nom pour qualifier un individu au comportement surprenant. Autrement dit un zig, un zigoto, un zouave ou un drôle de zèbre.
Peut-on aller jusqu’à affirmer que son nom, il le signe à la pointe de son sabre, d’un Z qui veut dire Zozo, zozo, zozo…..

Aller à Pétaouchnok

Aller à Pétaouchnok

Que signifie Aller à Pétaouchnok ?

Aller à Pétaouchnok c’est aller vers un endroit imaginaire, inaccessible, très lointain, au milieu de nulle part.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Même lorsqu’on habite dans un endroit paumé, on se rassure en évoquant un «trou» encore plus perdu que le sien. On le situe le plus loin possible et on lui donne des noms cocasses, parfois poétiques et champêtres comme « perpète-lès-oies » ou « perpète-lès-olivettes ». Mais certains évoquent de façon beaucoup moins poétique le « trou du cul du monde ».

Dans son dictionnaire historique des argots français, Gaston Esnault nous explique que l’expression « aller auxs îles Pataoutnof » a précédé « Aller à Pétaouchnok » dans les années 1940. A cette époque elle avait un caractère xénophobe. C’est le petit peuple des halles qui l’utilisait pour désigner un endroit essentiellement peuplé de Noirs.
Par analogie vocale, «chnok» aurait fini par remplacer «fnof» dans les années 1950. De plus, l’aspect prétendument lointain du lieu Pétaouchnok se renforçait grâce à la sonorité d’un nom de ville russe lointaine, Petropavlovsk.
De nos jours l’aspect xénophobe a disparu mais l’expression a tendance à vouloir se moquer des coins de cambrousse isolés de tout.

Signalons que dans les expressions du type « perpète-lès-oies », la préposition lès (lez) est issue du latin latus qui signifie « à côté », « près de ». Et « perpète » est l’apocope de perpétuité signifiant « longue durée », « éternité » et, par extension « grande distance ». C’est donc un endroit lointain mais à côté des oies.

Pour terminer, remarquons que la langue française n’est pas avare pour évoquer des endroits lointains et perdus, voici quelques synonymes de pétaouchnok :

  • Aux cinq cents diables
  • Au diable vauvert
  • trifouilly-lès-oies
  • Tataouine les bains
  • Trou en cambrousse
  • Trifouilly-les-Chaussettes
  • ……………
Avoir barre sur quelqu'un

Avoir barre sur quelqu’un

Que signifie Avoir barre sur quelqu’un ?

Avoir barre sur quelqu’un c’est prendre l’avantage sur quelqu’un, le dominer.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Cette expression date du 16ème siècle. A titre d’exemple on la trouve dans « Les neuf matinées du seigneur de Cholières » (1585) par l’écrivain français Nicolas de Cholières.
Elle vient du jeu de barres dont la pratique remonte en France au 13ème siècle. Mais ce jeu serait même beaucoup plus ancien. En effet, il faudrait rechercher son origine dans l’ostrakinda, jeu de l’antiquité grecque mentionné par Platon dans la République.
Au Moyen Âge, le jeu de barres se pratiquait après dîner comme moyen de digestion.
Plus tard, Chateaubriand, dans ses « Mémoires d’outre-tombe » (1849), raconte qu’il aimait jouer aux barres dans la cour de récréation du collège de Dol-de-Bretagne.
Il se dit même que Napoléon a appris les rudiments des règles de la guerre en jouant aux barres dans la cour de l’école de Brienne où il resta 5 ans à partir de 1779.

Les règles du jeu de barres

Après tirage au sort, un joueur d’une équipe se dirige vers le camp de l’équipe adverse. Là, il tape trois fois dans la main que lui tend le joueur choisi en disant « barre, baron, barrette ». Á la troisième tape, il se sauve vers son camp, poursuivi par l’adversaire qui essaie de le toucher de la main.
Ensuite, tout joueur sorti de son camp après un adversaire a droit de barre sur lui et peut tenter de le toucher de la main. Il est permis de regagner son camp afin de ne pas se faire prendre. Un joueur qui en touche un autre crie « pris » et accompagne son prisonnier à la ligne des prisonniers devant son camp.
L’équipe gagnante est celle qui a fait le plus de prisonniers. Le but du jeu est donc de prendre sans être pris, ce qui revient donc à dominer son adversaire. D’où le sens de l’expression.

avoir un coup de barre

Avoir un coup de barre

Que signifie Avoir un coup de barre ?

Avoir un coup de barre c’est ressentir brusquement une grande fatigue.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le mot « barre » viendrait du bas latin de Gaule « barra » (3ème – 6ème siècle), emprunté probablement au gaulois « barro(s) ». Cela désignait alors une barre, une planche ou un pieu.
Dans la deuxième partie du 16ème siècle, le mot désigne, dans un tribunal, la barrière qui sépare l’assistance des juges. On en trouve un exemple dans le poème « L’enfer » (1542) de Clément Marot. Il y décrit une cour de justice où les gens se disputent au point de se mordre. D’où la nécessité d’installer une barre.
D’ailleurs c’est bien de là que vient également le « barreau », l’ordre professionnel des avocats.

L’expression « avoir un coup de barre » date de la fin du 19ème siècle. Elle s’explique par l’image d’un coup donné avec une barre qui abat complètement celui qui le reçoit. Par analogie elle s’applique à la personne abattue par un accès de fatigue. C’est ce que l’on désigne également par « un coup de pompe », lorsque l’on est un pneu crevé ! On dit aussi que l’on a « un coup de mou ».
Notons également que le coup de barre s’applique à l’addition très élevée présentée par exemple dans un restaurant, un hôtel ….. ou un bar. Ainsi la boucle est bouclée car le mot bar (débit de boisson) a un lien avec barre. En effet c’est l’abréviation de l’américain bar-room où « bar » viendrait du français barre. Et, dans ce cas, bar a désigné la barre installée au pied d’un comptoir, puis le comptoir lui-même, et enfin la salle où se trouvait ce comptoir.

Faire l'école buissonnière

Faire l’école buissonnière

Que signifie Faire l’école buissonnière ?

Faire l’école buissonnière c’est se promener au lieu d’aller en classe.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Dès le 15ème siècle, on appliquait l’expression à ceux qui se promenaient dans les chemins creux ou parmi les buissons, là où se cachaient également les fuyards.
Mais, pour certains, l’expression trouve une autre origine, également au 15ème siècle, avec le concile de Pavie en 1423. Les prélats refusèrent de s’y rendre en raison de la peste qui y sévissait. Clément Marot y fit allusion dans l’épître intitulé « du coq à l’âne » en 1535 : « Vrai est qu’elle fust buyssonière l’escolle de ceux de Pavie« 
Pour d’autres, elle viendrait de l’époque de la répression du protestantisme. Au début du luthérianisme, les adeptes créèrent, dans les campagnes, des écoles secrètes, nommées « buissonnières ».
Dans son dictionnaire universel (1690), Antoine Furetière donne une explication amusante : « L’école est appelée buissonière lorsqu’on la fréquente si peu que les ronces et les buissons y naissent ».

De nos jours, faire l’école buissonnière peut également signifier que l’on ne se rend pas sur son lieu de travail, afin de profiter de flâneries qui ne sont pas que buissonnières.