Amoureux

Faire du plat à quelqu'un

Faire du plat à quelqu’un

Que signifie Faire du plat à quelqu’un ?

Faire du plat à quelqu’un c’est tenter de séduire une femme par la parole.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Elle est née à la fin du 19ème siècle dans la langue argotique.

Les lexicologues la relient souvent à la vieille locution « donner du plat de la langue » qui trouve son origine au 16ème siècle. Elle signifiait alors « adresser de belles paroles ».

Progressivement, « donner du plat de la langue » se serait transformée en « faire du plat de la langue » puis, finalement, « faire du plat ».

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avoir le ticket avec quelqu'un

Avoir le ticket avec quelqu’un

Que signifie Avoir le ticket avec quelqu’un ?

Avoir le ticket avec quelqu’un c’est plaire de façon évidente à quelqu’un, recevoir des propositions galantes de sa part.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le ticket, dans le sens « petit billet attestant du droit d’entrée dans un lieu ou d’usage d’un service », est attesté au 18ème siècle. Ce mot nous venait de la langue anglaise qui, elle-même, l’avait emprunté au français « estiquet » (étiquette) au 16ème siècle.

En 1943, un ticket désigne, en argot, une femme qui suscite le désir. C’est ce que mentionne Gaston Esnault dans son dictionnaire historique des argots français.
Et, quant à elle, l’expression « avoir le(ou un) ticket », est apparue au début des années 1950. Elle trouverait son origine dans les tickets de rationnement utilisés pendant la guerre. Ces derniers étaient des bons émis par le gouvernement pour permettre à leurs titulaires d’obtenir de la nourriture ou d’autres denrées rares en temps de guerre. Inutile de préciser qu’ils présentaient un fort attrait. Et lorsque l’on en avait un, on ne pouvait qu’être convoité.
Sur ces bases, le ticket a donc trouvé naturellement une dimension amoureuse. Lorsque l’on a un ticket amoureux avec quelqu’un c’est que l’on a accès à cette personne pour quelques « transports » amoureux.

Cette expression au goût un peu vintage subsiste encore de nos jours avec, parfois, un effet multiplicateur : « Avoir un ticket d’enfer »

aller aux fraises

Aller aux fraises

 

Signification(s) : Se promener en prenant son temps / Chercher un endroit pour de futurs ébats amoureux / Avoir un pantalon trop court

« Aller aux fraises » présente trois significations différentes quoique, finalement, ayant quand même un lien.

La première est « se promener en prenant son temps » . Dénicher des fraises des bois n’est pas forcément chose facile et nécessite donc de s’enfoncer dans les sous-bois et d’y errer, de prendre son temps afin de trouver le fruit recherché. Par extension « aller aux fraises » signifie donc se promener en musardant, le nez au vent (quoique cette position n’est pas la meilleure pour dénicher des fraises des bois). Vous avez d’ailleurs sans doute entendu l’invective suivante envers un automobiliste jugé trop lent : « Hé pépère, c’est pas l’jour d’aller aux fraises ! »

La deuxième fait référence au couple cherchant un endroit isolé convenant aux ébats amoureux. Ceci a un lien avec la signification ci-dessus car la cueillette des fraises conduit vers des endroits cachés pouvant donner des idées à un couple passant alors sans vergogne du fruit recherché au fruit défendu ! D’autre part la fraise trouve également des emplois érotiques en désignant des parties du corps féminin (bout de sein, sexe féminin).

La troisième signification est « avoir un pantalon trop court » …. nous n’avons pas trouvé d’explication précise. On pourrait toutefois imaginer que le chercheur de fraises en sous-bois a plutôt tendance à enfiler un pantacourt pour éviter que le bas de pantalon prenne l’humidité des sous-bois. D’ailleurs Albert Simonin l’emploie dans ce sens dans « le petit Simonin illustré » (1957) : « L’alpague tombe bien, mais le valseur te donne l’air d’aller aux fraises » (page 22), ce qui se traduit par « la veste tombe bien mais le pantalon est trop court et donne donc l’air d’aller aux fraises.

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En pincer pour quelqu’un

En pincer pour quelqu’un

 

Signification : Etre épris de quelqu’un

L’expression « En pincer pour quelqu’un »  fait référence au pincement dans la poitrine (« le pincement au coeur ») produit par l’émotion amoureuse .
Cette notion de pincement proviendrait des cordes des instruments de musique que l’on pince pour produire des notes. L’expression est devenue populaire à la fin du 19ème siècle dans le jargon parisien .
Cette expression est à rapprocher de « Avoir le béguin »mais, dans le jargon d’aujourd’hui, on dirait plutôt « kiffer grave ».

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Avoir le beguin

Avoir le béguin

 

Signification : Etre amoureux

« Avoir le béguin » est une expression que les grand-mères emploient malicieusement sous la forme « Mais dis donc tu n’aurais pas le béguin pour elle toi ? », autrement dit, « tu ne serais pas un peu amoureux d’elle ? »

En 1640, dans son ouvrage « Curiositez françoises, pour servir de complément aux dictionnaires ….. » , Antoine Oudin mentionnait que « Se coiffer d’une femme » signifiait « en devenir amoureux ».

D’autre part, Edmond Huguet, auteur du « Dictionnaire de la langue française du 16ème siècle » (1925), attestait l’utilisation, au seizième siècle, de « Béguin » = « sorte de bonnet » et « Béguiné » = « Coiffé d’un béguin ».

Le croisement de « Se coiffer d’une femme » et de « Coiffé d’un béguin (Béguiné) » a alors donné « être béguiné » ou « s’embéguiner » signifiant « Tomber amoureux » et qui, au milieu du 19eme siècle, est devenu « avoir le béguin ».

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