Faire l'école buissonnière

Faire l’école buissonnière

Que signifie Faire l’école buissonnière ?

Faire l’école buissonnière c’est se promener au lieu d’aller en classe.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Dès le 15ème siècle, on appliquait l’expression à ceux qui se promenaient dans les chemins creux ou parmi les buissons, là où se cachaient également les fuyards.
Mais, pour certains, l’expression trouve une autre origine, également au 15ème siècle, avec le concile de Pavie en 1423. Les prélats refusèrent de s’y rendre en raison de la peste qui y sévissait. Clément Marot y fit allusion dans l’épître intitulé « du coq à l’âne » en 1535 : « Vrai est qu’elle fust buyssonière l’escolle de ceux de Pavie« 
Pour d’autres, elle viendrait de l’époque de la répression du protestantisme. Au début du luthérianisme, les adeptes créèrent, dans les campagnes, des écoles secrètes, nommées « buissonnières ».
Dans son dictionnaire universel (1690), Antoine Furetière donne une explication amusante : « L’école est appelée buissonière lorsqu’on la fréquente si peu que les ronces et les buissons y naissent ».

De nos jours, faire l’école buissonnière peut également signifier que l’on ne se rend pas sur son lieu de travail, afin de profiter de flâneries qui ne sont pas que buissonnières.

médaille en chocolat

Médaille en chocolat

Que signifie Médaille en chocolat ?

Une médaille en chocolat est une médaille imaginaire, sans valeur. C’est celle que l’on remet fictivement à l’athlète terminant à la quatrième place d’une compétition sportive ou bien à une personne qui ne peut se vanter d’un record dont la valeur est contestée.
De façon générale c’est donc une récompense dérisoire ou une chose futile.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Dans son dictionnaire de la langue verte (1867), Alfred Delvau mentionne la médaille de Sainte-Hélène . Il indique que, dans l’argot des faubouriens, on l’appelait médaille en chocolat. C’était sans doute par allusion à sa couleur de bronze noir.
A la même époque apparaît l’expression être chocolat qui signifie « être dupé, trompé ». Expression que l’on pourrait utiliser aujourd’hui pour un athlète qui termine à la place qui lui vaut ce type de médaille, surtout si cette place est due à une tricherie des concurrents ou une erreur d’arbitrage.
Il est donc possible que la médaille en chocolat doive sa valeur actuelle à la combinaison de ces deux locutions.
Il est bon également de signaler que l’athlète, même celui qui termine 4ème, est très souvent doté de belles tablettes de chocolat…. là nous faisons référence à ses abdominaux, preuve d’un entraînement sérieux et d’une bonne résistance à l’appel du chocolat !!

À Pâques ou à la trinité

À Pâques ou à la trinité

Que signifie À Pâques ou à la trinité ?

À Pâques ou à la trinité signifie « à une date incertaine et lointaine, voire jamais ».

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le jour de Pâques est un dimanche situé entre le 22 mars et le 25 avril. Et on célèbre la sainte Trinité le huitième dimanche après Pâques. Donc, même si elles sont mobiles, ces dates ont bien leur place dans le calendrier et elles n’ont rien d’incertain. Ce n’est donc pas dans le calendrier qu’il faut aller chercher l’origine du sens que l’on donne à cette expression.

En fait elle tire ses origines d’une chanson adressée à Lord Churchill, duc de Marlborough, général de l’armée Britannique à la fin du 17ème et début du 18ème siècle. On composa cette chanson à l’issue de la bataille de Malplaquet qui eut lieu le 11 septembre 1709. C’était au cours de la guerre de Succession d’Espagne au sud de Mons dans les Pays-Bas espagnols. Les forces commandées par le duc de Marlborough, et le prince Eugène de Savoie, essentiellement autrichiennes et hollandaises, affrontèrent les Français commandés par le maréchal de Villars. L’armée de Marlborough conquiert le terrain mais au prix de pertes quatre fois plus importantes que celle de l’armée française. Cette dernière fit retraite en bon ordre et avec toute son artillerie. Et l’invasion de la France fut empêchée.
Les soldats français, croyant le duc de Marlborough mort, composèrent la chanson « Malbrough s’en-va-t-en guerre ». On y trouve ces célèbres paroles  » Malbrough s’en va-t-en guerre (…) il reviendra-z-à Pâques, ou à la Trinité (…), la Trinité se passe, Malbrough ne revient pas.

Voilà donc comment est née l’expression : Malbrough reviendra à Pâques ou à la Trinité, un jour peut-être ou bien jamais.

Quelques informations sur l’illustration associée à cette expression

Il s’agit d’une publicité pour l’alcool de menthe Ricqlès, publiée entre 1900 et 1925. L’auteur de cette illustration est le peintre et affichiste Henry Gerbault (1863-1930)

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etre chocolat

Etre chocolat

Que signifie « être chocolat » ?

« Etre chocolat » c’est être dupé, trompé, leurré, mystifié.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Elle est assez obscure. Toutefois, parmi toutes les explications, on fait souvent référence au clown « Chocolat » dont le vrai prénom était Rafael, né à La Havane vers 1868. Il serait arrivé comme esclave à Bilbao vers l’âge de 8-10 ans. Après avoir fui son maître, il aurait rencontré le célèbre clown Tony Grice qui le recruta comme domestique, puis comme assistant dans ses différents tours. En 1886, lors de la tournée européenne de Grice, il arriva à Paris. Là, vers 1888, après avoir quitté Grice, il fut consacré comme l’un des principaux clowns de Paris grâce à son spectacle « la noce de chocolat ».

Vers 1895, il débuta son duo avec Foottit. Et on commença à les voir un peu partout. Les Frères Lumière les filmèrent et Toulouse-Lautrec les prit pour modèles. ils furent souvent mis en scène dans des publicités.
Dans le duo « Foottit et Chocolat« , le noir (Chocolat) était souvent humilié, frappé, berné par le blanc. Comme il répétait fréquemment « je suis chocolat », cela aurait donné lieu à l’expression.

Chocolat dans la littérature

Gerard Noiriel consacre un livre au clown Chocolat : « Chocolat clown nègre« , l’histoire oubliée du premier artiste noir de la scène Française.
La couverture est une illustration de Toulouse Lautrec.
livre chocolat clown negre

Chocolat au cinéma

Etre chocolar omar Sy film Chocolat
Signalons également que Omar SY incarne le clown chocolat dans le film « CHOCOLAT » de Roschdy Zem (2015)…..

 

sans coup férir

Sans coup férir

Que signifie Sans coup férir ?

Sans coup férir signifie « sans avoir à combattre », « sans rencontrer de résistance », « sans difficulté ».

Quelle est l’origine de l’expression ?

A partir de la 2ème moitié du 10ème siècle, le verbe « Férir », venant du latin « ferire » s’employait dans un contexte guerrier. En effet il signifiait « frapper », « donner un coup » lors d’un combat. Et l’expression « sans cop ferir » a fait son apparition au début du 13ème siècle. A l’époque, l’expression signifiait donc « sans porter de coup ».

Au 12ème siècle, le verbe férir s’est enrichi d’un sens figuré moins guerrier. En effet il signifiait alors « rendre amoureux » dans le sens « frapper au coeur ». Et c’était encore utilisé avec cette signification au 17ème siècle. Pour preuve, dans son dictionnaire universel (1690), Antoine Furetière nous explique que « être féru (participe passé de férir) d’une femme » , c’est « en être amoureux ».

Puis progressivement, à partir du 17ème siècle, l’expression « être féru de » s’est éloignée du sentiment amoureux pour exprimer une passion par exemple pour une activité ou pour une idée.
Et, de son côté, l’expression « sans coup férir » a pris de la distance avec son sens concret et guerrier initial pour prendre un sens figuré exprimant l’absence de difficulté par exemple dans la réalisation d’une action.

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Peu ou prou

Peu ou prou

Que signifie peu ou prou ?

peu ou prou signifie plus ou moins.

Quelle est l’origine de l’expression ?

« Prou » est un adverbe qui, dès le 12ème siècle, signifiait « beaucoup, bien ».
Il est issu du bas latin « prode » (profit), lui même provenant du latin classique « prod est » (être utile, profitable).

De prode (profit) à prod (beaucoup), il n’y avait qu’un pas qui a donc été franchi pour nous laisser le mot prou (beaucoup). Si ce dernier était encore utilisé dans ce sens au 17ème siècle, il a disparu progressivement de notre vocabulaire pour ne subsister aujourd’hui que dans l’expression « peu ou prou ». Cette dernière, quant à elle, est attestée dès le début du 17ème siècle. Notons d’ailleurs qu’elle fut précédée par la forme négative « ne peu ne prou » (ni peu ni beaucoup) vers la fin du 16ème siècle.

De nos jours l’expression est utilisée pour nuancer un propos, dire par exemple qu’une chose est plus ou moins ceci ou cela. Selon les cas, cela peut signifier « dans une certaine mesure », voire « dans une faible mesure » ou « environ, à peu de choses près ». Et en se cherchant des « prou » dans la tête, nul doute que l’on arrivera à trouver quelques autres synonymes.

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payer son écot

Payer son écot

Que signifie Payer son écot ?

Payer son écot c’est payer sa part à l’occasion d’un repas pris en commun.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le mot « escot » est attesté dès le 12ème siècle. Il signifiait alors « payer sa part, se mettre en frais ».
Au 13ème siècle, escot était plutôt une assemblée de convives, un repas, un festin.
Plus tard, au 17ème siècle, Antoine Furetière donne la définition suivante : « Ce que chacun paye pour sa part d’un repas qu’il fait en commun« , donc le sens que l’expression a de nos jours. Il indique également que le grammairien Gilles Ménage a émis l’hypothèse que ce mot trouve son origine dans le mot saxon « scot », signifiant impôt.

Mais, aujourd’hui, l’expression ne se cantonne pas uniquement aux repas partagés. En effet, elle peut s’employer au sujet de la participation à une action collective.

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être en goguette

Être en goguette

Que signifie Être en goguette ?

Être en goguette c’est être émoustillé, un peu ivre, s’amuser sans retenue.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le mot « goguette » vient de l’ancien français « gogue » signifiant « plaisanterie » ou « bonne humeur ».
Depuis son origine au 15ème siècle jusqu’à nos jours, ce mot a toujours été associé à bonne humeur, joie, plaisir, ivresse.
On dit parfois que l’on « part en goguette ». L’idée est de partir en promenade mais avec l’objectif sous-jacent de faire la fête.

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chercher des noises à quelqu'un

Chercher des noises à quelqu’un

Que signifie Chercher des noises à quelqu’un ?

Chercher des noises à quelqu’un c’est chercher querelle à quelqu’un.

Quelle est l’origine de l’expression ?

le mot « noise » vient du latin « nausea », signifiant « mal de mer ». Il est apparu au milieu du 11ème siècle dans un poème médieval. Il signifiait alors « bruit » »tumulte ».
Puis au début du 12ème siècle, il prend le sens de « querelle », « dispute ». Et c’est ce sens qui a prévalu par la suite.
A partir du 18ème siècle, on commence à utiliser l’expression dans sa formulation actuelle.

A noter que l’on utilise encore le mot «noise» aujourd’hui dans la langue anglaise, avec le sens de «bruit».

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faire la nouba

Faire la nouba

Que signifie Faire la nouba ?

Faire la nouba c’est s’amuser, faire la fête.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le terme « nouba » est emprunté à l’arabe maghrébin « nuba », signifiant « tour » ou « tour de rôle ». Cela fait référence à un concert de musique ayant lieu périodiquement devant la maison d’un prince, d’un officier ou d’un dignitaire.
Les troupes coloniales présentes en Algérie ont emprunté ce mot. Et elles l’ont associé aux airs joués par les tirailleurs nord-africains avec leurs instruments traditionnels.

L’expression est d’abord restée cantonnée à l’argot militaire.
Et c’est après la première guerre mondiale que les soldats l’ont répandue dans le langage courant de la société civile.
Puis, au fil du temps, on a associé la musique populaire à la fête. Et l’expression a fini par prendre son sens actuel et s’appliquer à tout amusement bruyant.

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