Se réduire comme peau de chagrin

Que signifie Se réduire comme peau de chagrin ?

Se réduire comme peau de chagrin se dit lorsqu’une réserve diminue de façon inéluctable. Cela s’applique souvent à l’argent.

Quelle est l’origine de l’expression ?

La peau de sagrin

Le chagrin dans cette expression n’a rien à voir avec la tristesse. En effet, il s’agissait, au 16ème siècle, d’une espèce de cuir préparé avec la peau de la croupe de l’âne. C’était utilisé pour confectionner le cuir des chaussures, des tambours ou la reliure de livres.

Le mot « chagrin » est emprunté au turc « sagri », désignant la croupe de l’âne. Et la « peau de sagrin » désignait quant à elle, au 16ème siècle, le cuir fait avec la peau de la croupe.
La prononciation fautive de sagrin, sans doute influencée par le chagrin-tristesse, a donc transformé « la peau de sagrin » en « peau de chagrin ».

Un héro de roman qui risque sa peau

La notion de diminution qu’évoque l’expression a pour origine le roman de Balzac, « La peau de chagrin » (1831).

Le jeune héros de ce roman, Raphaël de Valentin, acquiert, chez un antiquaire, une « peau de chagrin » qui a le pouvoir d’exaucer tous les vœux de son propriétaire. Mais chaque désir exaucé fait diminuer la taille de cette peau en même temps que sa vie. Ayant accepté ce pacte diabolique, le jeune homme mène grand train. Et, donc, il ne peut que constater le rétrécissement de la peau. Le temps lui étant compté, il vit alors en reclus en tentant d’éviter tout nouveau vœu. Mais il ne peut éviter la mort.

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en connaître un rayon

En connaître un rayon

Les « rayons » spécialisés de nos grands magasins trouvent leur origine dans leur assimilation aux « rayons » des abeilles. Il s’agit des gâteaux de cire comportant la juxtaposition d’alvéoles contenant le miel. Ces rayons de miel sont attestés au début du 16ème siècle et viennent de l’ancien français « ree ».

A la fin du 19ème siècle, avec la création des grands magasins, apparaissent vendeurs, magasiniers et chefs de rayons.
Et un chef de rayon est celui qui connaît très bien son rayon.
De là, l’expression « En connaître un rayon » est donc née au début du 20ème siècle.

En rapport avec les abeilles on peut donc dire qu’un apiculteur en connaît un rayon sur le miel.

Pour en savoir plus sur cette expression, c’est par ici : site savour.eu

se mettre au vert

Se mettre au vert

Que signifie Se mettre au vert ?

Se mettre au vert c’est aller à la campagne pour se reposer et s’éloigner du stress.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Au 16ème siècle, le « vert » était du fourrage herbacé pour les animaux.
Puis, au 17ème siècle, on a commencé à utiliser l’expression « mettre au vert » à propos des animaux qu’on laissait brouter en liberté. C’est d’ailleurs ainsi que l’utilise La Fontaine dans la fable « Le cheval et le loup » (1668) : « Un Loup, dis-je, au sortir des rigueurs de l’hiver, aperçut un cheval qu’on avait mis au vert. »

Ce n’est qu’au milieu du 19ème siècle qu’est apparue l’expression « se mettre au vert » pour une personne allant chercher du repos à la campagne.
Signalons que, à la même époque, l’expression avait également, en relation avec le tapis vert, le sens argotique « s’asseoir à une table de jeu« .

Terminons avec une pensée de Christian FOUDEL qui évoque une autre façon de s’éloigner du stress citadin : « Pour oublier la vie citadine, certains se croient obligés de se mettre au verre »

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se mettre au vert

décrocher la lune

Décrocher la lune

Que signifie Décrocher la lune ?

Décrocher la lune c’est obtenir l’impossible.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Au 16ème siècle, on disait « vouloir prendre la lune avec ses dents », dont la signification était : « tenter quelque chose d’impossible ».
On comprend aisément l’image utilisée dès cette époque. La lune pouvait parfois paraître proche tout en restant suffisamment lointaine pour que l’on ne puisse pas l’atteindre. C’est la raison pour laquelle elle est devenue, dans certaines expressions, le symbole de l’impossible.
D’ailleurs sont apparues, au 19ème siècle, des expressions s’appuyant sur cette métaphore : « demander la lune » ou « promettre la lune ».

Notons que si beaucoup cherchent à décrocher la lune, certains y arrivent parfois malgré sa supposée inaccessibilité. Dans ce cas c’est considéré comme un grand exploit tellement cela paraissait impossible au départ.

Et, pour terminer, Selon Christian Foudel, aussi étrange que cela puisse paraître, « Il faut savoir garder les pieds sur terre pour décrocher la lune »

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être flagada

Être flagada

Que signifie Être flagada ?

Être flagada c’est être sans force, fatigué.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le mot « flagada » date du début du 20ème siècle.
Dans son dictionnaire historique des argots français (1965), Gaston Esnault indique qu’il s’agit d’une interjection utilisée dans l’aviation, et situe son origine en 1917.
Cette interjection serait en fait un synonyme de « merde ». Une façon, donc, pour les aviateurs de jurer poliment. Ce sens viendrait du fait que flagada trouverait son origine dans le verbe « flaquer » ou « flaquader » qui, dans l’argot du 19ème siècle, signifiait « faire ses besoins ».

Puis, progressivement, le sens a évolué. C’est sans doute sous l’influence du mot occitan « flaquetat » qui sigifiait « faiblesse« .
Selon Gaston Esnault, le sens de « fatigué, faible » associé à flagada est attesté à partir de 1936.

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faire du ramdam

Faire du ramdam

Que signifie Faire du ramdam ?

Faire du ramdam c’est faire beaucoup de bruit.

Quelle est l’origine de cette expression ?

Le mot « ramdam » date de la fin du 19ème siècle. C’est une déformation du terme ramadan.
Cela fait référence à l’ambiance parfois bruyante que le voisinage immédiat des musulmans devait endurer lors de la fête marquant la fin de la période de jeûne.
Depuis, on a oublié ce qui l’a fait naître mais l’expression est entrée dans le langage courant.

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Faire du plat à quelqu'un

Faire du plat à quelqu’un

Que signifie Faire du plat à quelqu’un ?

Faire du plat à quelqu’un c’est tenter de séduire une femme par la parole.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Elle est née à la fin du 19ème siècle dans la langue argotique.

Les lexicologues la relient souvent à la vieille locution « donner du plat de la langue » qui trouve son origine au 16ème siècle. Elle signifiait alors « adresser de belles paroles ».

Progressivement, « donner du plat de la langue » se serait transformée en « faire du plat de la langue » puis, finalement, « faire du plat ».

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en pincer pour quelqu'un

En pincer pour quelqu’un

Que signifie En pincer pour quelqu’un ?

En pincer pour quelqu’un c’est Etre épris de quelqu’un.

Quelle est l’origine de cette expression ?

Elle fait référence au pincement dans la poitrine (« le pincement au coeur ») produit par l’émotion amoureuse .
Cette notion proviendrait du pincement des cordes des instruments de musique. La musique produite engendre des sensations évoquant ces fameux pincements au coeur.

L’expression est devenue populaire à la fin du 19ème siècle. On la retrouve dans de nombreux dictionnaires de l’époque (Delesalle, Hector France).

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Avoir le coup de foudre

Avoir le coup de foudre

Que signifie Avoir le coup de foudre ?

Avoir le coup de foudre c’est ressentir un amour soudain et ardent pour quelqu’un.

Quelle est l’origine de cette expression ?

Dans son dictionnaire universel, édité en 1690, Antoine FURETIERE définit ainsi le coup de foudre :
« Se dit figurément des afflictions imprévues qui font comme des traits qui nous percent le coeur. »
Furetiere illustre ceci par l’exemple suivant :
« Quand le favory apprit la nouvelle de sa disgrâce, ce fut un coup de massue qui l’étourdit tout à fait, ce fut un coup de foudre qui l’abattit. »
On voit donc que, à la fin du 17ème siècle, ce type de foudroiement était associé à la stupeur causée par un événement inattendu et plutôt désagréable.

Ce n’est qu’à la fin du 18ème siècle que cette expression prend une dimension amoureuse. En effet, le dictionnaire de l’académie française de 1798 donne cette définition (page 606 du Tome 1) : « on appelle figurément coup de foudre la naissance subite d’un amour violent ».

Stendhal – « De l’amour » (1822)

Stendhal a beaucoup contribué à la diffusion de l’expression. En effet, en 1822, dans son traité psychologique « De l’Amour », il écrit « il faudrait changer ce mot ridicule; cependant la chose existe ». Dans cet ouvrage il décrit toutes les phases de « la maladie de l’âme nommée amour ». Et le coup de foudre, première phase de ce processus, en devient un élément clé.
C’est également là qu’il développe sa théorie de la cristallisation.

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avoir le ticket avec quelqu'un

Avoir le ticket avec quelqu’un

Que signifie Avoir le ticket avec quelqu’un ?

Avoir le ticket avec quelqu’un c’est plaire de façon évidente à quelqu’un, recevoir des propositions galantes de sa part.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le ticket, dans le sens « petit billet attestant du droit d’entrée dans un lieu ou d’usage d’un service », est attesté au 18ème siècle. Ce mot nous venait de la langue anglaise qui, elle-même, l’avait emprunté au français « estiquet » (étiquette) au 16ème siècle.

En 1943, un ticket désigne, en argot, une femme qui suscite le désir. C’est ce que mentionne Gaston Esnault dans son dictionnaire historique des argots français.
Et, quant à elle, l’expression « avoir le(ou un) ticket », est apparue au début des années 1950. Elle trouverait son origine dans les tickets de rationnement utilisés pendant la guerre. Ces derniers étaient des bons émis par le gouvernement pour permettre à leurs titulaires d’obtenir de la nourriture ou d’autres denrées rares en temps de guerre. Inutile de préciser qu’ils présentaient un fort attrait. Et lorsque l’on en avait un, on ne pouvait qu’être convoité.
Sur ces bases, le ticket a donc trouvé naturellement une dimension amoureuse. Lorsque l’on a un ticket amoureux avec quelqu’un c’est que l’on a accès à cette personne pour quelques « transports » amoureux.

Cette expression au goût un peu vintage subsiste encore de nos jours avec, parfois, un effet multiplicateur : « Avoir un ticket d’enfer »