Expression de Grand-Mère

Catégorie des expressions françaises fréquemment employées par les grand-meres

Un drôle de zigomar

Un drôle de zigomar

Que signifie Un drôle de zigomar ?

Un drôle de zigomar est un individu bizarre, fantaisiste, au comportement extravagant.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Zigomar fut le nom d’un personnage d’un feuilleton de 164 épisodes de Léon Sazie. C’est le quotidien « Le Matin » qui les publia en 1909 et 1910. Zigomar était un criminel cagoulé de rouge. Il dirigeait une bande de malfrats qui portaient une cagoule où était brodée la lettre Z. Leur signe de reconnaissance consistait à dessiner un Z avec un geste en l’air ou d’un doigt sur une table. Ce personnage fut très populaire à tel point que son effigie figurait à l’époque sur des paquets de pain d’épices et biscuits, des pipes ou des boîtes d’allumettes.
On trouve aussi ce nom dans une pièce de théâtre en 3 actes de Léon Gandillot en 1900.

Dans « le poilu tel qu’il se parle » (1919), Gaston Esnault mentionne que « zigomar » est le surnom donné à un type de sabre au cours de la Grande Guerre. C’était sans doute en référence au héros sanguinaire de Léon Sazie. De plus, il explique que l’on a sans doute construit ce mot à partir de « zig » (« homme, zigoto, individu épateur ») et du suffixe argotique « mar », usuel dès 1800 (Ex : Guich’mar = guichetier, Boss’mar = bossu).

Depuis, on a oublié le feuilleton de Léon Sazie mais on continue à utiliser le nom pour qualifier un individu au comportement surprenant. Autrement dit un zig, un zigoto, un zouave ou un drôle de zèbre.
Peut-on aller jusqu’à affirmer que son nom, il le signe à la pointe de son sabre, d’un Z qui veut dire Zozo, zozo, zozo…..

faire la nouba

Faire la nouba

Que signifie Faire la nouba ?

Faire la nouba c’est s’amuser, faire la fête.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le terme « nouba » est emprunté à l’arabe maghrébin « nuba », signifiant « tour » ou « tour de rôle ». Cela fait référence à un concert de musique ayant lieu périodiquement devant la maison d’un prince, d’un officier ou d’un dignitaire.
Les troupes coloniales présentes en Algérie ont emprunté ce mot. Et elles l’ont associé aux airs joués par les tirailleurs nord-africains avec leurs instruments traditionnels.

L’expression est d’abord restée cantonnée à l’argot militaire.
Et c’est après la première guerre mondiale que les soldats l’ont répandue dans le langage courant de la société civile.
Puis, au fil du temps, on a associé la musique populaire à la fête. Et l’expression a fini par prendre son sens actuel et s’appliquer à tout amusement bruyant.

En savoir plus ?

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Avoir le trouillomètre à zéro

Avoir le trouillomètre à zéro

Que signifie Avoir le trouillomètre à zéro ?

Avoir le trouillomètre à zéro c’est avoir très peur

Quelle est l’origine de cette expression ?

Cette expression fait référence à un appareil imaginaire, le trouillomètre, censé mesurer la trouille (peur).

Le mot trouille, quant à lui, date de la fin du 19ème siècle où il signifiait à la fois « colique » et « peur », deux états que le Littré, d’ailleurs, n’hésite pas à associer : « Avoir la colique, avoir peur (parce que la peur relâche le ventre). »

Dans son dictionnaire étymologique, Walther Von Wartburg indique que l’origine serait même bien antérieure. En effet « trouille » proviendrait des verbes troillier (« broyer » 13ème) et troiller (« presser les raisins » – 1256).
Il fait référence également au verbe trouiller, répandu dans les dialectes de Franche-Comté, du Jura, au sens de « lâcher des vents » (pas très éloigné du sens de colique évoqué ci-dessus).

Pour revenir au « trouillomètre », le mot a été inventé dans la première moitié du 20ème siècle par analogie avec d’autres appareils de mesure tels que le thermomètre ou le baromètre.
Toutefois on ne peut que constater que le trouillomètre est un instrument qui fonctionne de manière étrange. En effet, lorsqu’il est à zero, il est au maximum. C’est à rapprocher d’ailleurs de l’expression « les avoir à zéro ».

En savoir un peu plus sur cette expression ?

Un clic sur l’illustration ci-dessous

Après la pluie le beau temps

Que signifie Après la pluie le beau temps ?

L’expression Après la pluie le beau temps signifie A la peine succède le bonheur.

Une expression qui apporte une note optimiste

Pour adoucir les ennuis de quelqu’un traversant une période difficile, notre grand-mère a l’habitude de dire « Après la pluie le beau temps« . Elle l’utilise également sous la forme « Après la pluie vient le beau temps ». C’est une vision optimiste des choses. En effet, à l’instar du soleil qui finira toujours par percer après la pluie, des moments meilleurs succéderont à des circonstance défavorables.

En savoir plus sur cette expression ?

C’est par ici : http://savour.eu/portfolio/apres-la-pluie-le-beau-temps/

En pincer pour quelqu’un

En pincer pour quelqu’un

 

Signification : Etre épris de quelqu’un

L’expression « En pincer pour quelqu’un »  fait référence au pincement dans la poitrine (« le pincement au coeur ») produit par l’émotion amoureuse .
Cette notion de pincement proviendrait des cordes des instruments de musique que l’on pince pour produire des notes. L’expression est devenue populaire à la fin du 19ème siècle dans le jargon parisien .
Cette expression est à rapprocher de « Avoir le béguin »mais, dans le jargon d’aujourd’hui, on dirait plutôt « kiffer grave ».

Pour en savoir plus : Article complet site savour.eu

Avoir le beguin

Avoir le béguin

 

Signification : Etre amoureux

« Avoir le béguin » est une expression que les grand-mères emploient malicieusement sous la forme « Mais dis donc tu n’aurais pas le béguin pour elle toi ? », autrement dit, « tu ne serais pas un peu amoureux d’elle ? »

En 1640, dans son ouvrage « Curiositez françoises, pour servir de complément aux dictionnaires ….. » , Antoine Oudin mentionnait que « Se coiffer d’une femme » signifiait « en devenir amoureux ».

D’autre part, Edmond Huguet, auteur du « Dictionnaire de la langue française du 16ème siècle » (1925), attestait l’utilisation, au seizième siècle, de « Béguin » = « sorte de bonnet » et « Béguiné » = « Coiffé d’un béguin ».

Le croisement de « Se coiffer d’une femme » et de « Coiffé d’un béguin (Béguiné) » a alors donné « être béguiné » ou « s’embéguiner » signifiant « Tomber amoureux » et qui, au milieu du 19eme siècle, est devenu « avoir le béguin ».

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