Comportement

Expressions françaises sur le thème du comportement, de la manière d’être

en connaître un rayon

En connaître un rayon

Les « rayons » spécialisés de nos grands magasins trouvent leur origine dans leur assimilation aux « rayons » des abeilles. Il s’agit des gâteaux de cire comportant la juxtaposition d’alvéoles contenant le miel. Ces rayons de miel sont attestés au début du 16ème siècle et viennent de l’ancien français « ree ».

A la fin du 19ème siècle, avec la création des grands magasins, apparaissent vendeurs, magasiniers et chefs de rayons.
Et un chef de rayon est celui qui connaît très bien son rayon.
De là, l’expression « En connaître un rayon » est donc née au début du 20ème siècle.

En rapport avec les abeilles on peut donc dire qu’un apiculteur en connaît un rayon sur le miel.

Pour en savoir plus sur cette expression, c’est par ici : site savour.eu

se mettre au vert

Se mettre au vert

Que signifie Se mettre au vert ?

Se mettre au vert c’est aller à la campagne pour se reposer et s’éloigner du stress.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Au 16ème siècle, le « vert » était du fourrage herbacé pour les animaux.
Puis, au 17ème siècle, on a commencé à utiliser l’expression « mettre au vert » à propos des animaux qu’on laissait brouter en liberté. C’est d’ailleurs ainsi que l’utilise La Fontaine dans la fable « Le cheval et le loup » (1668) : « Un Loup, dis-je, au sortir des rigueurs de l’hiver, aperçut un cheval qu’on avait mis au vert. »

Ce n’est qu’au milieu du 19ème siècle qu’est apparue l’expression « se mettre au vert » pour une personne allant chercher du repos à la campagne.
Signalons que, à la même époque, l’expression avait également, en relation avec le tapis vert, le sens argotique « s’asseoir à une table de jeu« .

Terminons avec une pensée de Christian FOUDEL qui évoque une autre façon de s’éloigner du stress citadin : « Pour oublier la vie citadine, certains se croient obligés de se mettre au verre »

Pour en savoir plus sur l’expression, cliquer sur la photo :
se mettre au vert

décrocher la lune

Décrocher la lune

Que signifie Décrocher la lune ?

Décrocher la lune c’est obtenir l’impossible.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Au 16ème siècle, on disait « vouloir prendre la lune avec ses dents », dont la signification était : « tenter quelque chose d’impossible ».
On comprend aisément l’image utilisée dès cette époque. La lune pouvait parfois paraître proche tout en restant suffisamment lointaine pour que l’on ne puisse pas l’atteindre. C’est la raison pour laquelle elle est devenue, dans certaines expressions, le symbole de l’impossible.
D’ailleurs sont apparues, au 19ème siècle, des expressions s’appuyant sur cette métaphore : « demander la lune » ou « promettre la lune ».

Notons que si beaucoup cherchent à décrocher la lune, certains y arrivent parfois malgré sa supposée inaccessibilité. Dans ce cas c’est considéré comme un grand exploit tellement cela paraissait impossible au départ.

Et, pour terminer, Selon Christian Foudel, aussi étrange que cela puisse paraître, « Il faut savoir garder les pieds sur terre pour décrocher la lune »

Pour en savoir plus sur cette expression, voir https://savour.eu

faire du ramdam

Faire du ramdam

Que signifie Faire du ramdam ?

Faire du ramdam c’est faire beaucoup de bruit.

Quelle est l’origine de cette expression ?

Le mot « ramdam » date de la fin du 19ème siècle. C’est une déformation du terme ramadan.
Cela fait référence à l’ambiance parfois bruyante que le voisinage immédiat des musulmans devait endurer lors de la fête marquant la fin de la période de jeûne.
Depuis, on a oublié ce qui l’a fait naître mais l’expression est entrée dans le langage courant.

En savoir plus ?

Bonjour Les Expressions

Et hop ! un clic suffira pour accéder au site savour.eu

 

 

faire la nouba

Faire la nouba

Que signifie Faire la nouba ?

Faire la nouba c’est s’amuser, faire la fête.

Quelle est l’origine de l’expression ?

Le terme « nouba » est emprunté à l’arabe maghrébin « nuba », signifiant « tour » ou « tour de rôle ». Cela fait référence à un concert de musique ayant lieu périodiquement devant la maison d’un prince, d’un officier ou d’un dignitaire.
Les troupes coloniales présentes en Algérie ont emprunté ce mot. Et elles l’ont associé aux airs joués par les tirailleurs nord-africains avec leurs instruments traditionnels.

L’expression est d’abord restée cantonnée à l’argot militaire.
Et c’est après la première guerre mondiale que les soldats l’ont répandue dans le langage courant de la société civile.
Puis, au fil du temps, on a associé la musique populaire à la fête. Et l’expression a fini par prendre son sens actuel et s’appliquer à tout amusement bruyant.

En savoir plus ?

c’est par ici : https;//savour.eu